Alexis MASSOL est élève-ingénieur en deuxième année du cycle préparatoire de l'ESILV. Il a entièrement conçu, imprimé en 3D et assemblé un drone quadricoptère au De Vinci Fablab. Nous sommes allés à sa rencontre dans le but d'en savoir plus sur ce parfait exemple de projet « do it yourself ».Parle-nous un peu de toi Alexis, qui es-tu ? Je m’appelle Alexis MASSOL, j’ai 18 ans, originaire de l’île de la Martinique. Depuis que je suis petit, je suis passionné par la mécanique, les travaux manuels grâce à mon père qui est lui même mécanicien.Quel a été ton parcours scolaire avant d’intégrer l’ESILV, et pourquoi avoir choisi cette école ? Avant d’intégrer l’ESILV, j’ai effectuer un bac STI2D car c’est la filière qui m’a le plus intéressé par rapport à l’option énergie-environnement où j’ai acquis de nombreuses expériences dans le domaine de la mécanique, l’électronique et le développement durable.

J’ai choisi l’ESILV car il s’agit avant tout d’une école généraliste avec des cours transversaux entre les écoles de management et du multimédia. De plus, je trouve que la mécanique numérique et le Fablab sont un plus dans cette école car c’est mon domaine d’application.
Rentrons dans le vif du sujet, d’où est venue l’idée de construire un drone ? Etant passionné d’électronique et des nouvelles technologies, j’aime tout ce qui englobe les drones, les éoliennes, les panneaux solaires, les prises de vue aérienne, et j’ai toujours rêvé d’un baptême de l’air en hélicoptère.

En juin 2015, à la fin de ma première année d'études supérieures, je me suis demandé pourquoi ne pas aller au-delà de mes capacités mécaniques en créant mon propre drone.
Dit comme ça, ça paraît simple, mais où as-tu acquis les compétences pour atteindre ton objectif ? En tant que passionné de mécanique, j’ai effectué beaucoup de recherches et je me suis très vite pris en main seul afin de développer des compétences techniques et informatiques.

Par exemple, j’ai suivi des tutoriels trouvés sur internet afin de modéliser mes premières pièces SolidWorks dans le but de réaliser le châssis de mon drone, ou alors dans le domaine de l’électronique, j’ai tout d’abord cherché à apprendre de manière ludique en réalisant des circuits intéressants dans le but de me perfectionner dans ce domaine.
Si je comprends bien, tu as beaucoup appris seul, voir même tout appris par toi-même ?Oui en effet, j’ai vraiment voulu me donner les moyens d’atteindre mon objectif en apprenant de manière libérale.Parles nous un peu de ton drone, déjà quelles ont été les grandes étapes avant de se lancer dans un tel projet ? Comment as-tu planifié la progression de ta construction ? En ce qui me concerne j’ai tout d’abord identifié 3 grandes étapes de construction, la modélisation, l’électronique et l’impression 3D.

J’ai tout d’abord commencé par la modélisation, ensuite je me suis intéressé à l’électronique, afin de savoir quels composants utilisés. Il y a eu un vrai travail d’analyse de documents techniques liés à chacun des composants afin de bien les placer par rapport à leurs poids, leurs tailles et leurs fonctionnalités.

Au niveau de l’impression 3D, j’ai paramétrer l’intérieur de mes pièces, afin que chaque pièces 3D soit opérationnels et assez résistantes tout en étant légères, et ainsi optimiser le poids et la résistance de mon châssis.
J’aperçois beaucoup de fils et de branchements, une carte Arduino, des leds, une caméra. Qui t’as aidé à concevoir et à réaliser tes branchements, vérifier tes lignes de codes etc ?A l’aide de mon expérience, des cours d’électronique et des enseignants présents, j’ai pu surmonter les différents obstacles rencontrés.Ton drone à attirer beaucoup de regards au sein du pôle, et puis je sais que tu as réaliser plusieurs versions de ton drone, avec différents types de châssis, des batteries différentes, as-tu reçu des idées d’autres étudiants qui ont pu t’aider à améliorer ton bijou ? A vrais dire j’ai reçu l’avis des étudiants en 5ème année de la filière mécanique rencontré grâce au babyfoot (rire) ainsi que ceux rencontrés au Fablab, qui m’ont par exemple conseillé sur mes trains d’atterrissage, afin d’optimiser leurs résistances.En quoi le Fablab t’as aidé ? Penses tu que c’est utile dans une école d’ingénieurs d’avoir un lieu équipé de la sorte ? Le Fablab m’as permis d’imprimer mes pièces et d’accroitre mes connaissances au niveau des imprimantes 3D, réaliser des test électronique, faire des mesures précises et pouvoir prototypé avant de faire des branchements définitifs.Quelle sera l’avenir de ta version de drone ? Tu comptes la commercialiser, l’améliorer ? Je suis encore en période d’amélioration afin d’optimiser chaque pièces et d’améliorer des composants, je suis vraiment en période d’optimisation du design, du poids, de la consommation énergétique et des capacités.Dernière question, as tu d’autres projets en cours ?Il se pourrait bien que oui (rire), suspense…

12670863_10208855185203411_8453986257876630035_n
1382339_10208855174723149_3930388953825088589_n12191422_10208284593138966_8500976265703658178_n

Réagir à propos du projet